Michel de Tarnowsky

Buste de Joseph Durandy

Michel de Tarnowsky avait l’art et la manière de tailler dans le marbre ou la pierre des angelots rebondis, et des femmes bien bâties aux sourires enjôleurs. Il était le maître incontesté du « portrait » en relief ou en buste. Et en un peu plus de trente ans,  il truffa la ville de Nice d’œuvres que lui commandaient notamment les grandes familles comme les Durandy ou les Grinda.

Il immortalisait aussi bien les moments de joie que de douleur.

Sa carrière de sculpteur débute en dès 1890 à Nice ou il réalise pas moins de 26 bustes et médaillons de plâtre, marbre ou bronze, en l’espace de trois mois. Il monte à Paris pour parfaire son étude de la sculpture et entre dans l’atelier de Jules DALOU, qui était alors avec RODIN, une des plus grande figures de la Sculpture française.

En 1892, il est admis à l’école des Beaux-Arts, dans l’atelier d’Alexandre FALQUIERE. Jusqu’en 1938, il se partage entre ses ateliers de Paris et Nice , à l’exception de la période 1902-1908 durant son séjour aux États-Unis, où il fut professeur de sculpture à New York, et bien sur , pendant la Grande Guerre.

La « surprise » réalisée en 1899, est présentée à l’exposition universelle de 1900, c’est le début de sa notoriété. On lui doit plusieurs tombes allégoriques, le monument aux Morts de Cimiez, le fronton du palais préfectoral (1911), cours Saleya tout comme celui de la chambre de commerce et d’industrie (1921-23), boulevard Carabacel ainsi que le monument à Paul Déroulède, jardin Alsace-Lorraine (1920), les décors sculptés, frises, bas-reliefs, du Négresco (1912), du CUM (1936-38) et de plusieurs immeubles et hôtels du début du XXe siècle.

I devient presque subitement aveugle en 1939, laissant son œuvre inachevée et cessant toute activité.

Michel de Tarnoswsky et Guillaumes

C’est au quartier de la Ribière que séjourna la famille de Tarnowsky dès les années 1884-1885. Le 14 Septembre 1996 , la commune y a inaugurée l’avenue Michel de Tarnowsky

Madame de Tarnowsky, alors jeune veuve ayant 5 enfants à élever, louait pour l’été la propriété Durandy, retirée en contre-bas de la route. C’est dans cette propriété que Michel de Tarnowsky, ses frères et sœurs pouvaient s’ébattre avec les enfants Durandy et accomplir de nombreuses randonnées pédestres.

rentree-festlivre-perso... 168De ces randonnées pédestres, Michel de Tarnowsky ramena un jour une encornure de mouflon qui ne quittera plus jamais ses ateliers de sculpture et qu’il fit figurer de façon plus ou moins stylisée dans un certain nombre d’œuvres.Elle devint en quelque sorte sa signature dans les décors architecturaux qu’il fit et son attachement à ces montagnes de la haute vallée du Var.

En 1896, sa sœur Marguerite De Tarnowsky épousa Alexandre Durandy, ingénieur des Arts et Manufactures, qui fut vice-Président de l’Assemblée Départementale et Député de la circonscription de Puget-Théniers. Elle y mourut en 1933. En 1909, sa mère meurt à Guillaumes dans la propriété de la Ribière.

A Guillaumes, vous pourrez y voir plusieurs de ses œuvres et reproduction d’œuvre comme, placé devant la maison Durandy, le buste de Joseph Durandy.

Michel De Tarnowsky works - Museu de Beaux Artes
Les deux amis

 

Situé au fronton de l’école intercommunale

Surprise
Surprise

 

Situé devant la mairie de Guillaumes

 

 

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