La Réserve naturelle régionale des Gorges de Daluis est née en 2012. Elle est située sur le territoire de la commune de Guillaumes.

Les co-gestionnaires de la réserve naturelle des gorges de Daluis sont la Communauté de Communes Alpes d’Azur et la LPO PACA.

Le projet de réserve naturelle est de protéger, gérer et sensibiliser les patrimoines naturels du territoire et d’en faire un facteur de développement.

La réserve est aujourd’hui le support d’une offre touristique diversifiée tournée notamment vers le tourisme sportif. L’enjeu est de maitriser les impacts en s’orientant vers un tourisme de qualité respectueux des patrimoines et des habitants.

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Les gorges de Da­luis ont été creusées par le Var dans des roches de couleur rouge lie de vin appelées pélites et datant du Permien. Cette entaille spectaculaire de plus de 900 mètres a fait la réputation des lieux en tant que « Co­lo­rado Ni­çois ».

Les roches rouges caractéristiques correspondent à des cendres volcaniques et des sédiments fins déposés il y a plus de 250 millions d’années et ayant subi une oxydation du fer plus ou moins forte. On trouve également d’autres formes géologiques remarquables au­tour des gorges : fentes de dessiccation, rides de courant ou impacts de gouttes de pluies fossilisées. L’his­toire géologique complexe des pélites de ce massif a eu pour conséquence de former de multiples minéralisations sous forme de filons au sein de la roche. Ces concentrations métalliques, toutes liées à la présence du cuivre, ont révélé des minéraux uniques au monde.

Le substrat rocheux particulier des gorges, le gradient d’alti­tude et la position du site au carrefour de plusieurs séries de végétation explique la grande diversité floristique des gorges de Daluis. On recense sur le site au moins trois espèces végétales protégées au niveau national et dix espèces présentant un intérêt patrimonial (espèces rares, en limite d’aire ou endémiques). Véritable symbole de cette flore rupicole, la saxifrage à feuilles en languettes orne, à la fin du printemps, les falaises de ses magnifiques grappes de fleurs blanches.

La présence de cavités naturelles ou artificielles (mines, caves, tunnels, etc.) est très attractive pour les chauves-souris qui trouvent également à proximité des terrains de chasse adaptés. On compte ainsi 25 espèces de chiroptères sur le site Natura 2000 associé dont le petit rhinolophe.

Pour l’avi­faune, outre son intérêt comme refuge hivernal pour les perdrix bartavelles et le tétras lyre, on rencontre dans les gorges les espèces liées aux falaises : aigle royal, faucon pèlerin, circaète Jean-le-Blanc, grand-duc d’Europe ou tichodrome échelette.

Les gorges abritent par ailleurs plu­sieurs es­pèces en­dé­miques, no­tam­ment des es­car­gots et un petit am­phi­bien, le spélerpès de Strinati en limite nord-ouest de son aire de ré­par­ti­tion

http://www.reserves-naturelles.org/

la plaquette de présentation des Gorges des Rouges

V1 et V2